TIMANIT I TMURT TAQVAYLIT MOUVEMENT POUR L’AUTONOMIE DE LA KABYLIE
Le régime algérien poursuit inlassablement sa politique raciste, profondément destructrice envers la Kabylie.
La Kabylie est soumise à une entreprise massive de destruction étatique. Les espaces verts et les terres agricoles sont systématiquement ciblés ; ils sont détournées de leur vocation naturelle au profit de décharges publiques sur des sites théoriquement protégés ou sont donnés à des projets immobiliers qui ne travaillent que les intérêts de la mafia locale, au détriment des intérêts des populations, de la production agricole, ou de la sauvegarde du patrimoine forestier du pays kabyle.
La destruction de l’environnement kabyle est devenue depuis le printemps noir de 2001, une des priorités des gouvernements successifs. Ainsi, les incendies de forêts, le plus souvent d’origine criminelle, la construction sur des terres agricoles, la substitution des oliviers par des palmiers ont pour but de changer radicalement le paysage naturel de la Kabylie et d’en faire, à terme, un espace désertique ou une immense cité dortoir pour les militaires, les gendarmes et les imams importés des maquis islamistes, grassement remerciés pour service rendus à la Nation arabo-islamiste d’Algérie.
A Mirabeau (Draa Ben Khedda), les habitants de la cité des 400 logements, se sont mobilisés pour défendre leurs droits les plus légitimes en rejetant la décision du Wali qui a cédé, dans l’indifférence totale des « élus », la seule parcelle de terrain qui constitue pour eux le seul et unique espace vert.
Au lieu d’être reçus par le Wali, qui a théoriquement le devoir de recevoir et d’écouter les doléances des citoyens, ce commis de l’Etat néocolonial d’Alger, a ordonné à la police de les faire taire et de les réprimer durement au moyen d’un impressionnant arsenal répressif. L’opération d’intimidation des habitants de la cité des 400 logements de Mirabeau (Draa ben Khedda) a fait plus d’une trentaine de blessés…que font les prétendus élus kabyles, sensés défendre les intérêts des citoyens ? Le MAK, qui ne participe ni de près, ni de loin aux mascarades électorales interpelle les « élus kabyles » en leur rappelant leurs devoirs envers les citoyens qui ont placé en eux leur confiance afin de les protéger de la prédation de l’Etat néocolonial d’Alger, à moins que les commis de l’Etat soient installés pour accomplir leur mission de nuisance tandis que les “élus” ne servent qu’à donner une caution kabyle à leur entreprise de destruction de la Kabylie.
Il est temps que chacun assume ses responsabilités face aux citoyens et face à l’Histoire. Du reste, l’incapacité chronique « des assemblées élues » à défendre les citoyens kabyles affirme au grand jour que le salut du peuple kabyle ne peut se réaliser en dehors du recouvrement de sa souveraineté, seul et unique moyen d’édifier un avenir de paix, de prospérité et de dignité.
En tout état de cause, le MAK, quant à lui, apporte son soutien indéfectible aux victimes et se porte solidaire de toutes les actions entreprises par les citoyens de Draa ben Khedda face à cette nouvelle et énième agression d’état contre la Kabylie et son peuple, dans l’anéantissement systématique de son environnement. Le MAK fait siennes les revendications des habitants de la cité des 400 logements. Il condamne et dénonce avec la plus grande vigueur cette répression féroce qui augure le pire pour l’avenir et nous rappelle les comportements criminels des gendarmes lors des événements de la Kabylie, entre 2001 et 2003. L’inquiétude du MAK est d’autant plus grande que la succession de Bouteflika se prépare dans l’ombre de l’intrigue et qu’à chaque séisme qui secoue la mafia militaro-politico-financière algérienne à la veille de chaque succession, la Kabylie est livrée en victime expiatoire au sadisme des forces machiavéliques algériennes.
Le MAK appelle à la vigilance la plus extrême et exhorte le peuple kabyle à ne rien céder sur ses exigences tout en redoublant de vigilance face l’anti-kabylisme primaire de la nébuleuse criminelle à la tête de l’Etat algérien.
Kabylie, le 11 juin 2013 Bouaziz Ait Chebib, président